l y a de cela une année qu’avait été évincé Maaouiya Ould Sidi Ahmed Taya l’ex homme fort du pays que ses partenaires croyaient indéboulonnable et qui a été finalement éjecté sans le moindre bruit. Depuis lors peu de nouvelles crédibles sur son sujet. Qu’est-t-il devenu ? Les rumeurs faisaient état de sa mauvaise santé quelques semaines après le putsh du 03 août 2005. Aujourd’hui des informations concordantes font état de son activisme politique de son asile qatari à Doha, la capitale. D’où la demande de son extradition formulée par le Cmjd à travers le ministre des affaires étrangères récemment en visite au Qatar.
De sources crédibles, Ould Taya s’est attelé depuis son installation au Qatar à mettre sur pied un plan de reconquête du pouvoir aidé en cela par ses inconditionnels à Nouakchott. L’ex président passe toute la journée devant son téléviseur, regardant les informations du pays, faisant peu de commentaire. Il demande parfois l’avis de son épouse Mint Ahmed Tolba et peut rester pensif des heures. Quelque chose l’obsède, le torture. C’est ce qu’il considère être « le coup le plus insensé que l’Afrique ait connu ».
L’homme qui a eu, à ses moments sombres, la réflexion d’un célèbre auteur français « mon Dieu préservez moi de mes ennemis quant à mes amis je m’en charge » serait aujourd’hui dans une situation paranoïaque. De nature méfiant et distant, il ne trouve plus qu’en lui-même la confiance et la détermination qu’il faut pour vivre. La douloureuse blessure qu’il porte est d’être victime de celui qui lui était dévoué corps et âme et auquel il avait une totale confiance. Lorsqu’on lui pose la question du passif humanitaire, il répond qu’Ely en sait plus que lui.
(.......). Il aurait tenté de se mettre en contact avec le mouvement conscience et résistance mais en vain. Et toutes les mains tendues en direction de ses ennemis d’hier n’ont aboutit qu’à dévoiler quelques unes de ses intentions. Son successeur Ely avait pourtant au début affirmé qu’il est considéré comme un citoyen comme tant d’autres et que la porte lui est ouverte pour rentrer au pays.
Que s’est-il passé pour que le ministre des affaires étrangères Ahmed Ould Sid’Ahmed exige l’extradition de l’ex-raïs ou tout au moins sa neutralité à l’égard des politiques intérieure et étrangère mauritaniennes ? La presse de Doha qui a révélé cette demande d’extradition, souligne que le ministre détenait des pièces à conviction de l’implication de Ould Taya dans la récente tentative de prise de pouvoir. Ces pièces à conviction sont, entre autres, des enregistrements téléphoniques, des aveux de quelques « détenus de la constitution » en plus des PV de la police judiciaire qui mentionnent les entrevues entre ses partisans au sein de l’armée.
Ce qui est inquiétant dans cette affaire c’est de savoir à quelle mesure le dictateur déchu dispose encore de soutien au sein de l’armée. On ne comprend pas non plus pourquoi ce soutien au sein de l’armée ne s’est pas manifesté au moment où le Cmjd ne s’était pas encore enraciné ? La menace d’une perturbation du processus électoral plane donc toujours malgré la détermination du Cmjd à neutraliser tout obstacle à la transition.
Les partisans de l’ex raïs, dont quelques uns ne s’en cachent pas, estiment que le mouvement du 03 août est une violation de l’ordre constitutionnel et partant toute décision prise sous ce règne est nulle et non avenue. On comprend clairement alors que notre pays est assis actuellement sur un volcan dormant. Que peut faire le Cmjd pour endiguer toute velléité tendant à réhabiliter l’ancien système ? Rien d’autre qu’observer une vigilance sans faille.
Source : L’Information
De sources crédibles, Ould Taya s’est attelé depuis son installation au Qatar à mettre sur pied un plan de reconquête du pouvoir aidé en cela par ses inconditionnels à Nouakchott. L’ex président passe toute la journée devant son téléviseur, regardant les informations du pays, faisant peu de commentaire. Il demande parfois l’avis de son épouse Mint Ahmed Tolba et peut rester pensif des heures. Quelque chose l’obsède, le torture. C’est ce qu’il considère être « le coup le plus insensé que l’Afrique ait connu ».
L’homme qui a eu, à ses moments sombres, la réflexion d’un célèbre auteur français « mon Dieu préservez moi de mes ennemis quant à mes amis je m’en charge » serait aujourd’hui dans une situation paranoïaque. De nature méfiant et distant, il ne trouve plus qu’en lui-même la confiance et la détermination qu’il faut pour vivre. La douloureuse blessure qu’il porte est d’être victime de celui qui lui était dévoué corps et âme et auquel il avait une totale confiance. Lorsqu’on lui pose la question du passif humanitaire, il répond qu’Ely en sait plus que lui.
(.......). Il aurait tenté de se mettre en contact avec le mouvement conscience et résistance mais en vain. Et toutes les mains tendues en direction de ses ennemis d’hier n’ont aboutit qu’à dévoiler quelques unes de ses intentions. Son successeur Ely avait pourtant au début affirmé qu’il est considéré comme un citoyen comme tant d’autres et que la porte lui est ouverte pour rentrer au pays.
Que s’est-il passé pour que le ministre des affaires étrangères Ahmed Ould Sid’Ahmed exige l’extradition de l’ex-raïs ou tout au moins sa neutralité à l’égard des politiques intérieure et étrangère mauritaniennes ? La presse de Doha qui a révélé cette demande d’extradition, souligne que le ministre détenait des pièces à conviction de l’implication de Ould Taya dans la récente tentative de prise de pouvoir. Ces pièces à conviction sont, entre autres, des enregistrements téléphoniques, des aveux de quelques « détenus de la constitution » en plus des PV de la police judiciaire qui mentionnent les entrevues entre ses partisans au sein de l’armée.
Ce qui est inquiétant dans cette affaire c’est de savoir à quelle mesure le dictateur déchu dispose encore de soutien au sein de l’armée. On ne comprend pas non plus pourquoi ce soutien au sein de l’armée ne s’est pas manifesté au moment où le Cmjd ne s’était pas encore enraciné ? La menace d’une perturbation du processus électoral plane donc toujours malgré la détermination du Cmjd à neutraliser tout obstacle à la transition.
Les partisans de l’ex raïs, dont quelques uns ne s’en cachent pas, estiment que le mouvement du 03 août est une violation de l’ordre constitutionnel et partant toute décision prise sous ce règne est nulle et non avenue. On comprend clairement alors que notre pays est assis actuellement sur un volcan dormant. Que peut faire le Cmjd pour endiguer toute velléité tendant à réhabiliter l’ancien système ? Rien d’autre qu’observer une vigilance sans faille.
Source : L’Information