L'Inde a élu samedi pour la première fois une femme, Pratibha Patil, au poste de président, a-t-on annoncé de source officielle.
Cette avocate de 72 ans l'a emporté sans problème et avec une large avance sur le vice-président sortant Bhairon Singh Shekhawat, 84 ans, pour assumer ce poste essentiellement honorifique, a indiqué la chaîne de télévision Doordarshan.
«Mme Pratibha Devisingh Patil a été élue au poste de présidente de l'Inde», a déclaré un responsable électoral, P.D.T. Achary, précisant que Mme Patil l'avait emporté avec 66% des voix du collège électoral, composé d'élus des parlements national et locaux.
De nombreux partisans se sont rassemblés devant le domicile de Mme Patil dans la capitale, et plus encore à Jalgaon, la ville de l'État de Maharashtra (ouest) dont elle est originaire, pour célébrer cette victoire.
Mme Patil, depuis son domicile de New Delhi, a remercié les électeurs ayant voté pour elle, y voyant «une victoire pour les principes que soutient le peuple indien».
De son côté, Sonia Gandhi, présidente du parti du Congrès, au pouvoir, qui a sorti Mme Patil d'un relatif anonymat pour cette élection, estimant que l'arrivée d'une femme à ce poste aiderait à lutter contre la discrimination dont sont victimes les femmes en Inde, s'est également félicité de cette victoire.
«Alors que nous arrivons dans notre 60ème année d'indépendance, pour la première fois, nous avons une femme président», a déclaré Mme Gandhi, disant son espoir que ce «moment historique» verrait une amélioration de la position des femmes en Inde.
La campagne a été particulièrement acharnée, la plus virulente qu'ait jamais connue l'Inde pour ce poste, les adversaires de Mme Patil l'accusant notamment d'avoir protégé son frère soupçonné de meurtre, et son mari, mêlé à un scandale autour d'un suicide.
Elle succède au président Abdul Kalam, dont le Congrès n'a pas voulu pour un deuxième mandat, préférant quelqu'un de plus dévoué au parti, mais qui était particulièrement populaire.
Le pouvoir exécutif en Inde appartient au premier ministre, mais le président a une certaine influence dans la formation des gouvernements au niveau national et local, ce qui en fait toujours un poste âprement disputé.
AFP - New Delhi
Source: cyberpresse
(M)
Cette avocate de 72 ans l'a emporté sans problème et avec une large avance sur le vice-président sortant Bhairon Singh Shekhawat, 84 ans, pour assumer ce poste essentiellement honorifique, a indiqué la chaîne de télévision Doordarshan.
«Mme Pratibha Devisingh Patil a été élue au poste de présidente de l'Inde», a déclaré un responsable électoral, P.D.T. Achary, précisant que Mme Patil l'avait emporté avec 66% des voix du collège électoral, composé d'élus des parlements national et locaux.
De nombreux partisans se sont rassemblés devant le domicile de Mme Patil dans la capitale, et plus encore à Jalgaon, la ville de l'État de Maharashtra (ouest) dont elle est originaire, pour célébrer cette victoire.
Mme Patil, depuis son domicile de New Delhi, a remercié les électeurs ayant voté pour elle, y voyant «une victoire pour les principes que soutient le peuple indien».
De son côté, Sonia Gandhi, présidente du parti du Congrès, au pouvoir, qui a sorti Mme Patil d'un relatif anonymat pour cette élection, estimant que l'arrivée d'une femme à ce poste aiderait à lutter contre la discrimination dont sont victimes les femmes en Inde, s'est également félicité de cette victoire.
«Alors que nous arrivons dans notre 60ème année d'indépendance, pour la première fois, nous avons une femme président», a déclaré Mme Gandhi, disant son espoir que ce «moment historique» verrait une amélioration de la position des femmes en Inde.
La campagne a été particulièrement acharnée, la plus virulente qu'ait jamais connue l'Inde pour ce poste, les adversaires de Mme Patil l'accusant notamment d'avoir protégé son frère soupçonné de meurtre, et son mari, mêlé à un scandale autour d'un suicide.
Elle succède au président Abdul Kalam, dont le Congrès n'a pas voulu pour un deuxième mandat, préférant quelqu'un de plus dévoué au parti, mais qui était particulièrement populaire.
Le pouvoir exécutif en Inde appartient au premier ministre, mais le président a une certaine influence dans la formation des gouvernements au niveau national et local, ce qui en fait toujours un poste âprement disputé.
AFP - New Delhi
Source: cyberpresse
(M)