La Mauritanie va connaître "une crise alimentaire sérieuse" en 2008, due notamment à la hausse des prix des céréales au niveau mondial, appelant une aide d'urgence, a déclaré lundi à l'AFP un haut responsable du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
"Je ne dis pas que le pays fera face à une famine mais qu'il s'agira plutôt d'une crise alimentaire sérieuse en 2008 en raison notamment de la hausse des prix des céréales au niveau international", a dit le représentant du PAM en Mauritanie, Giancarlo Cirri.
Selon l'institution onusienne, la Mauritanie, dont 70% des besoins alimentaires sont importés, fait face aux effets conjugués de la hausse du prix du pétrole, des matières premières, des produits alimentaires en plus de la réorganisation des principaux itinéraires commerciaux maritimes et de l'affaiblissement du dollar.
M. Cirri a estimé à plus de six millions de dollars les aides d'urgence dont le pays a actuellement besoin. Le PAM avait prévu un programme global de 29.000 tonnes de produits alimentaires mais "les besoins seront beaucoup plus importants", a-t-il dit.
Selon lui, cette aide d'urgence concernera les "volets distributions gratuites, nutrition, vivres contre travail, stocks céréaliers locaux et cantines scolaires, en plus de l'aspect aide aux rapatriés du Sénégal" où ont été déportés des milliers de négro-mauritaniens à la suite d'incidents communautaires entre 1989-91.
Le responsable du PAM a affirmé que le "pic de cette crise (alimentaire en Mauritanie) se fera sentir durant la période de soudure (mai-juillet) et qu'à ce stade, l'intervention de tous les partenaires de la crise doit se faire de manière plus "large, complète et variée".
Il conseille notamment à l'Etat de "détaxer les produits alimentaires".
Une recommandation similaire a été faite samedi par des experts du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) aux neuf pays membres, dont la Mauritanie, pour compenser l'augmentation des prix de produits de première nécessité, très souvent importés, comme le blé et le riz.
Source: TV5
(M)
"Je ne dis pas que le pays fera face à une famine mais qu'il s'agira plutôt d'une crise alimentaire sérieuse en 2008 en raison notamment de la hausse des prix des céréales au niveau international", a dit le représentant du PAM en Mauritanie, Giancarlo Cirri.
Selon l'institution onusienne, la Mauritanie, dont 70% des besoins alimentaires sont importés, fait face aux effets conjugués de la hausse du prix du pétrole, des matières premières, des produits alimentaires en plus de la réorganisation des principaux itinéraires commerciaux maritimes et de l'affaiblissement du dollar.
M. Cirri a estimé à plus de six millions de dollars les aides d'urgence dont le pays a actuellement besoin. Le PAM avait prévu un programme global de 29.000 tonnes de produits alimentaires mais "les besoins seront beaucoup plus importants", a-t-il dit.
Selon lui, cette aide d'urgence concernera les "volets distributions gratuites, nutrition, vivres contre travail, stocks céréaliers locaux et cantines scolaires, en plus de l'aspect aide aux rapatriés du Sénégal" où ont été déportés des milliers de négro-mauritaniens à la suite d'incidents communautaires entre 1989-91.
Le responsable du PAM a affirmé que le "pic de cette crise (alimentaire en Mauritanie) se fera sentir durant la période de soudure (mai-juillet) et qu'à ce stade, l'intervention de tous les partenaires de la crise doit se faire de manière plus "large, complète et variée".
Il conseille notamment à l'Etat de "détaxer les produits alimentaires".
Une recommandation similaire a été faite samedi par des experts du Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) aux neuf pays membres, dont la Mauritanie, pour compenser l'augmentation des prix de produits de première nécessité, très souvent importés, comme le blé et le riz.
Source: TV5
(M)