La directrice exécutive du Réseau Interafricain pour les Femmes, Médias, Genre et Développement (FAMEDEV), Amie Joof, a déploré la faible couverture médiatique des questions liées au VIH/SIDA en Afrique de l’ouest, à l’occasion d’un atelier de Formation sur la Couverture Médiatique du VIH/SIDA et le genre.
«Nous avons fait une étude qui nous a permis d’apprécier la couverture que font les journaux, les radios et les télévisions de la question du VIH/SIDA et nous avons constaté que cette couverture médiatique est très faible dans notre sous- région », a regretté dans un entretien à APA Amie Joof.
Son organisation parraine un atelier de formation de quatre jours sur la couverture médiatique du VIH/SIDA et le genre qui regroupe à Lomé, la capitale togolaise 20 professionnels des Médias du Togo et du Bénin.
« La couverture médiatique du VIH/SIDA est toujours liée à des événements notamment journée mondiale du SIDA, lancement d’un programme, ouverture ou clôture de séminaire et je pense qu’on ne peut pas couvrir un tel sujet de développement par un article ou une émission ou une deux fois par mois », a encore dit Amie Joof.
Selon elle, les médias doivent donner l’opportunité aux personnes qui vivent avec le virus de s’exprimer et surtout que les professionnels des médias aillent au sein des communautés afin de s’imprégner véritablement des problèmes afin d’informer l’opinion.
« Nous servons comme les yeux et les oreilles de la population », a-t-elle soutenu.
Elle a par ailleurs estimé que les médias contribuent à la discrimination et à la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH à travers certains mots et expressions utilisés.
« Personne n’est épargné par les effets de la maladie et il y a des journalistes qui sont infectés et affectés », a expliqué Joof qui a appelé les médias à s’impliquer véritablement dans la lutte contre cette maladie qui a de plus en plus « un visage féminin ».
Selon les organisateurs, la formation de Lomé vise à attirer l’attention des responsables des professionnels des medias sur la nécessité de traiter désormais le VIH/SIDA sous l’angle et la perspective genre « car il s’est avéré que sur le contient africain, les femmes sont les plus affectées par la maladie et n’ont pas surtout accès à toute l’information y relative ».
« Dans les pays où cette épidémie est généralisée, à peu près 80% des femmes âgées de 15 à 24 ans manquent de connaissance adéquate sur le VIH/SIDA », indique-t-on.
Source: APA
(M)