Les Africains ont une capacité de destruction de leadership qu’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, a déploré jeudi le président de la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (RADDHO), M. Alioune Tine, invité de la rédaction d’APA.
«La manière dont les médiateurs (...) sont grillés sur le continent par les Africains est inacceptable», a martelé le patron de la RADDHO, une organisation non gouvernementale sénégalaise.
Il se prononçait sur les conflits qui déchirent l’Afrique.
Pour lui, on se moque actuellement de l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), le Ghanéen Koffi Annan, mandaté par l’Union africaine pour conduire la médiation afin de ramener la paix au Kenya qui a sombré dans la violence avec plus d’un millier de morts après l’élection présidentielle de décembre 2007.
« Cela fait mal de voir comment on est en train de se moquer de Koffi Annan au Kenya, et pourtant nous n’avons que lui, après Mandela (le premier président d’Afrique du Sud post Apartheid, ndlr) en matière de leadership africain », a indiqué M. Tine.
« S’ils ne sont pas entendus, nous serons obligés de nous tourner vers les Etats-Unis pour régler le problème kenyan, et l’on dira encore que comme d’habitude, les Africains sont incapables de régler leurs différents, c’est triste », a-t-il ajouté.
« Les chefs d’Etat africains doivent respecter l’image du continent ; et cela commence par le respect des leaders qui nous restent et qui sont écoutés dans le monde », a-t-il encore dit Tine.
Il a par ailleurs, fait remarquer que les coups d’Etat ne sont « pratiquement plus » militaires en Afrique.
« Nous assistons de moins en moins à des coups d’Etat militaires et quand ils se font c’est souvent sans effusion de sang. Ces coups d’Etat servent en général de transition, c’est le cas du Mali avec Amadou Toumani Touré(ATT) et Ali Ould Mohammad Val en Mauritanie, qui a beaucoup appris avec ATT », a-t-il dit.
« Le danger, ce sont les coups d’Etat électoraux qui font des milliers de morts et provoquent des exodes massifs, le cas du Kenya est le dernier exemple en date, c’est en 2007 », a relevé le président de la RADDHO.
D’autres pays tels que le Togo (avril 2005), le Nigeria ont connu des violences post-électorales sur le continent ces dernières années.
Source: APA
(M)
«La manière dont les médiateurs (...) sont grillés sur le continent par les Africains est inacceptable», a martelé le patron de la RADDHO, une organisation non gouvernementale sénégalaise.
Il se prononçait sur les conflits qui déchirent l’Afrique.
Pour lui, on se moque actuellement de l’ancien secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), le Ghanéen Koffi Annan, mandaté par l’Union africaine pour conduire la médiation afin de ramener la paix au Kenya qui a sombré dans la violence avec plus d’un millier de morts après l’élection présidentielle de décembre 2007.
« Cela fait mal de voir comment on est en train de se moquer de Koffi Annan au Kenya, et pourtant nous n’avons que lui, après Mandela (le premier président d’Afrique du Sud post Apartheid, ndlr) en matière de leadership africain », a indiqué M. Tine.
« S’ils ne sont pas entendus, nous serons obligés de nous tourner vers les Etats-Unis pour régler le problème kenyan, et l’on dira encore que comme d’habitude, les Africains sont incapables de régler leurs différents, c’est triste », a-t-il ajouté.
« Les chefs d’Etat africains doivent respecter l’image du continent ; et cela commence par le respect des leaders qui nous restent et qui sont écoutés dans le monde », a-t-il encore dit Tine.
Il a par ailleurs, fait remarquer que les coups d’Etat ne sont « pratiquement plus » militaires en Afrique.
« Nous assistons de moins en moins à des coups d’Etat militaires et quand ils se font c’est souvent sans effusion de sang. Ces coups d’Etat servent en général de transition, c’est le cas du Mali avec Amadou Toumani Touré(ATT) et Ali Ould Mohammad Val en Mauritanie, qui a beaucoup appris avec ATT », a-t-il dit.
« Le danger, ce sont les coups d’Etat électoraux qui font des milliers de morts et provoquent des exodes massifs, le cas du Kenya est le dernier exemple en date, c’est en 2007 », a relevé le président de la RADDHO.
D’autres pays tels que le Togo (avril 2005), le Nigeria ont connu des violences post-électorales sur le continent ces dernières années.
Source: APA
(M)